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L'Aéroport
de Dole - Tavaux
Des
débuts à la Campagne de France |
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| Situé dans le Jura,
mais très proche de la Côte d'or, l' aérodrome militaire de
Dole-Tavaux n'avait
au départ été conçu que pour servir de
terrain de secours de la base aérienne de Dijon. |
| Son fonctionnement
étant souvent combiné avec la base de Longvic, son histoire qui commence principalement avec la Seconde guerre
mondiale et la campagne de France en est indissociable. |
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L'occupant Allemand donnera à la plateforme de secours la dimension
d'une véritable base aérienne principalement destinée à la
chasse de nuit.
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| Dès
la libération, Tavaux accueillera tour à tour de prestigieuses
unités de Chasseurs bombardiers Américains et Français, puis un
groupe complet de bombardement sur B-26 Marauder et jouera un rôle
important dans la reconquête de notre pays et la Campagne
d'Allemagne.
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| Le petit aérodrome de Tavaux d'avant guerre est aujourd'hui devenu un aéroport
à vocation régionale disposant d'une bonne infrastructure et présentant de
bonnes perspectives de développement.
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| Des débuts à la Drôle de guerre
...
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L'armée française fit le projet de s'y installer dès 1936 afin de créer une
plate-forme d'opérations dont le but était de constituer une piste de dégagement dite aussi "de
secours "de la base
aérienne de Dijon-Longvic. |
| Certains des
terrains appartenaient à la société
SOLVAY et plus
de dix hectares étaient intégrés au schéma directeur de
l'extension de l'usine. |
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Des
canalisations souterraines y étaient enterrées, l 'une destinée à
l'évacuation d'eaux usées dans le Doubs et l'autre appelée "Saumoduc"
acheminant de la saumure pour traitement à l'usine . |
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De procès en procès, le terrain sera réalisé en laissant en
place les canalisations souterraines, la nécessité fera loi et le
bruit des bottes qui résonnait en Allemagne y sera pour
quelque chose .
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Pour le reste, l'emprise ne fit
pas sans heurts et l'armée dut disputer la place aux paysans peu enclins
de se voir déposséder de riches
terres agricoles...
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Il y aurait eu quelques bonnes échauffourées, la fourche
contre la force des baïonnettes, le Comtois par tradition ne se rendant pas sans résister :
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| "Comtois rend toi,
Nenni ma foi "
!!!
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Mais force restera à la Loi, dès le 3 septembre 1939 le camp
d'aviation de Tavaux sera utilisé par Le Groupe de Reconnaissance
GR I/35 |
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Le 3 septembre 1939 le Groupement aérien GA I/35 (GR I/35
) arrive de Lons le
saunier-Cournaoult avec 2 escadrilles et 17 avions BLOCH 131. |
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Le GR I
/35 repartira pour Calais en Novembre de la même année, remplacé
par le groupe
de bombardement GB II/32
qui y séjournera jusqu'au 15 décembre au moins . |
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Le
31 Octobre 1939, le Bloch 131 N°73 du Groupe de
Reconnaissance 1/35 décollera de Tavaux pour un vol
d'essai mais s'écrasera à Brevans (39). |
| L'appareil sera sera complètement détruit et on
dénombrera quatre blessés hospitalisés à Dole : |
| Pilote
: Aspirant Raoul
Chevassus (classe 1928) |
| Mécanicien:
Sergent Robert Thevenin (classe 1932) |
| Radio:
Sergent Emile Chapuis (classe 1938) |
| Mitrailleur
: Caporal Georges Thomas (Classe 1938) |
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| Le camp
de Tavaux deviens la base aérienne 42B.4 |
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La piste n'est encore qu'un ruban d'herbe et des ateliers de mécanique
et de menuiserie sont installés de l'autre coté de la route à l'opposé du terrain.
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Les travaux se poursuivront jusqu'à la guerre,
il existe au service historique de la défense de Vincennes de
nombreux documents concernant le camouflage et les aménagements du
terrain .
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Régulièrement on
pourra observer des
allées et venues d'appareils venus de Dijon et des différents aérodromes
de la région :
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Luxeuil
(GC II/7
& GAO 2/250), |
Lure
(GR
II/55) |
| Chissey-sur-Loue (GB II/32) |
Pontarlier (GB II/35) |
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Courcelles-Les-Montbéliard (GAO 513) |
Belfort (GAO 543) |
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Déployé à Chissey-sur-Loue depuis le 28 Août 1939, le
Groupe de Bombardement GB II/32 s'installera à Tavaux avec
ses deux escadrilles de Bloch 200 du 14 Novembre au 20 Décembre1939 .
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Il sera soutenu par la Compagnie de l'Air 150/102 . |
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Une
superbe photo de l'équipage du Bloch 200 N°210 prise à
Tavaux en 1940.
Cet avion
appartenait à l'escadrille N°3 du GB II/32 .

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En 1940, la base
aérienne de Tavaux dépend de la zone d'opérations aériennes
sud
Z.O.A.S *, le quartier général se trouve sur place sous le commandement
du Général
Odic .
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Le gros des forces de la Z.O.A.S dans le secteur se trouve en fait à Chissey sur Loue
(base 42E.4)avec le Groupe de chasse GC III/6 du Commandant Castagnier disposant de 25
à 30
Morane 406 dont au moins 20 opérationnels.
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le GC III/6 est en cours de
conversion sur Dewoitine 520, il rejoindra la zone de combat du nord la France, après
avoir abattu au moins six bombardiers Heinkel 111 et Dornier 17 dans notre
région ...
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| Aviateurs
à la Mairie de Tavaux Février 1940 |
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L'ordre de bataille du 10 Mai 1940 indique que le Groupe de Reconnaissance
GR
I/33
rattaché à la 6° Division aérienne (en formation) se trouve sur place avec des
bimoteurs Bloch 174 fraîchement livrés ... |
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Le G.R.1/33, commandé par le Commandant
Droneau dispose selon
les sources de : |
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- 4 à 7
bimoteurs Potez 637 |
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- 6 à 7
bimoteurs Potez 63.11 |
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- 3 à 5
bimoteurs Bloch 174 |
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(Se trouve également sur le
site le Morane 406 du QG Z.O.A.S (Gpt24) * |
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Potez 631du GR I/33 à Tavaux |
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Le 3 Juin 1940 Le Groupe de reconnaissance GR I/33 fera mouvement
vers sa nouvelle affectation de Martigny les Gerbonvaux, pour y
épauler le II/33 et le II/52 . |
| Vers 15
Heures 45 5 Bloch 174, 4 Potez 63.11 et 4 potez 637
décolleront de Tavaux .
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| Vraisemblablement
suite à un problème moteur, le Bloch 174 N° 17 en perte
de vitesse après avoir pris un virage à basse altitude s'écrasera
sur un petit hangar dans un verger au plein centre
de Damparis . |
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L'avion s'embrasera, entraînant
dans la mort son équipage,
mais heureusement sans faire de victimes dans la population . |
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3 Tués : Lt Germette (pilote) S/C Vaillant (mécanicien) et
S/C Rebois (radio)
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Le camp de
Tavaux se verra rattaché à la Zone d'opérations aériennes de
l'Est ou Z.0.A.E en Mai 1940 .
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le
soutien du camp de Tavaux dépendait pour partie du Parc
11/101,
la défense contre
avions était assurée par la Cie de l'Air
150/102 qui possédait une section de MAC
.(cf. courrier du 3e Bureau de la ZOAE du 28.5.40--> répartition des sections de MAC en
ZOAE au 19.5.1940).
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<< Il
s'agit de mitrailleuses de type "avion" MAC 34
utilisées au sol, on notera le
rare insigne de la CA 150/102 sur la poitrine du soldat au
premier plan et le caractère désuet de son armement
individuel constitué d'une carabine Gras Mle 1874 ...
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| Le 3 Juin
1940 le GB II/12 sur Léo 451 quitte Touillon les Montbard pour
Tavaux
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| Le GB
II/31 en repli sur Tavaux |
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| Le 13 Juin
1940 : Le groupe GB II/31 quitte Til- Châtel pour rejoindre le GB II/12 à
Tavaux, deux groupes de bombardement sont alors sur le camp . |
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| Le 15 juin 1940, en raison de l'arrivée imminente des troupes
allemandes, les groupes de bombardement reçoivent l'ordre de repli
et abandonnent Tavaux pour St Yan et Paray le Monial (71)
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| Dans son repli précipité, l'armée française abandonnera de nombreux
appareils Leo 451 et Potez 63 hors d'état de vol et impossibles à convoyer sur le terrain de Tavaux et le long de la voie
ferrée ou ils étaient desserrés, non sans les avoir
préalablement sabordés et incendiés.
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| On note au moins le Léo n°118 du GB II/31 (gravement endommagé à
l'atterrissage le 13), le léo 451 n°132 du GB II/31, le Leo
451 n° 3025 du II/12, mais aussi très probablement le Leo 451 n °
185 du GB II/12 qui avait fait un atterrissage en cheval de bois. |
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Des témoins se souviennent encore de ce
sabordage, les abords avaient été sécurisés par la Gendarmerie et
de nombreux avions étaient en feu, les flammes formaient un halo visible à
plusieurs kilomètres et des munitions exploseront jusqu'au petit matin... |
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| Tavaux
Cités et l'église |
Autre vue du Léo 451 |
Vue des Usines Solvay |
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| Ces photographies prises dans les premiers jours de
l'occupation ont été récupérées en Allemagne et proviennent de
l'album photos de soldats de la Luftwaffe, il en existe d'autres que je ne
peut publier pour de regrettables raisons de copyright . |
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Les avions du type Léo 451 sabordés par l'armée française
sont situé hors du terrain
d'aviation sur la zone de desserrement du coté de Tavaux . |
| En effet,
régulièrement la route
de Dole à Tavaux était barrée et interdite à la circulation, le temps
de la pose de grilles métalliques, pour permettre le roulage
des appareils .
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les avions étaient acheminés de l'autre coté de la route pour y être camouflés
le long de la voie ferrée à proximité des cités Solvay .
Le desserrement
est décrit sur ce document photographique du GR 1/33 >
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Il existait une autre possibilité de desserrement
le long de la même voie ferrée, plus au Nord Est vers Bon Repos, elle
sera plus rarement utilisée, car trop éloignée de la zone
d'envol qui était prévue comme nous le verrons au prochain
chapitre au plus près du village de Gevry .
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| Suite
>>> : L'aéroport de Tavaux et l'occupation |
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